Feria de pentecôte Nîmes 2025

 

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Pour la première fois depuis des années et pour des raisons personnelles, je n ' ai pu malheureusement assister à cette feria. Mais le Club taurin était bien représenté. On a loué une nouvelle maison pas très loin des arènes. Le Club Taurin nîmois Col y Toros auquel nous sommes aussi affiliés ouvrait une bodega dans le magnifique hôtel de Bernis et les cartels semblaient très prometteurs. Bref tout était réuni pour une magnifique Feria !

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Vendredi 6 juin

Matin. Ouverture de la feria taurine avec une non piquée gratuite qui a vu le triomphe pour le Trophée Nimeño II de Clovis, 3 oreilles et la queue, face aux bons erales de La Paluna.

Le novillero Israel Guirao, une oreille, a été invité par le CFT au prochain stage à Salamanque.

Oreille aussi pour les deux autres, Javier Cuartero et Matías Sauvaire.

Tarde. No hay billetes pour l’alternative de Marco Pérez qui est sorti a hombros par la porte des cuadrillas pour avoir coupé les deux oreilles de son second Garcigrande.

Deux saluts pour Morante et deux oreilles, une et une, pour le témoin Talavante.

Samedi 7 juin

Matin. Novillada de la LXIVe Cape d’Or.

Triomphe du Saintois Victor qui a coupé trois oreilles, deux puis une, aux bons novillos de Talavante, ce qui lui a valu de remporter la Cape d’Or 2025.

Oreille pour le Mexicain Eduardo Neyra et deux silences pour Tomás Bastos.

Tarde. Devant des toros de García Jiménez et Olga Jiménez, Sébastien Castella a obtenu une oreille de son second au cours d’une course où il a été victime d’Manzanares retrouvé a coupé trois oreilles, deux puis une, auteur notamment de deux coups de canon. une sévère paliza.

Lalo de María n’a pas rematé son labeur avec l’épée. Dommage…

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Dimanche 8 juin

Matin. Face aux toros de Victoriano del Río, le chef de lidia Daniel Luque s’est imposé, coupant trois oreilles, une puis deux. Juan Ortega, saluts puis silence, a mal conclu ses faenas.

Clemente a emballé l’auditoire pour son premier passage ce jour, trois oreilles pour lui aussi, deux puis une.

Tarde. Toros de Margé au comportement inégal, meilleurs les 1 et 6.

Triomphe de Miguel Ángel Perera qui a obtenu trois oreilles, mais avec un toro de plus puisqu’en tant que chef de lidia il a dû combattre le second toro de Clemente blessé qui a dû gagner l’infirmerie puis l’hôpital.

Auparavant, Clemente avait coupé une oreille et semblait parti pour un nouveau triomphe, mais une cornada mal placée a dû le contraindre par la suite à déclarer forfait pour aller aux soins…

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Silence et vuelta pour le mexicain Juan Pablo Sánchez.

Lundi 9 juin

 

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Matin. Rejoneo avec une arène quasiment pleine qui a vu la sortie a hombros de Diego Ventura, oreille, deux oreilles et deux oreilles et la queue. Il a été accompagné dans sa sortie par la Porte des Consuls par Léa Vicens, saluts, deux oreilles et oreille.

Tarde. La déception de la feria qui jusque-là avait été plutôt d’un bon niveau, avec un lot de Victorino Martín qui sur le plan du comportement et des forces a beaucoup laissé à désirer pour la plupart. Dans ce contexte, l’encerrona de Borja Jiménez a tourné court.


Cinq silences avec aplausos au 3, un bilan catastrophique dont le maestro d’Espartinas se souviendra longtemps. Les présents aussi…

On aurait bien entendu souhaité un bien meilleur final, mais avec la corrida, et c’est ce qui fait son charme, on sait très bien que rien n’est totalement prévisible… Que cela ne gomme donc pas trop tous les bons moments passés auparavant…
 

VENTURA MAJUSCULE !!! LA RESEÑA DE FREDDY PORTE…
 

C’est un lieu commun que de dire : « Ventura a été énorme. » En fait, c’est toujours le cas. Il maîtrise son Art à un tel niveau de régularité que cela en devient déconcertant… Les superlatifs deviennent inutiles.

Ce qu’il y a de particulier et qu’il est important de souligner, réside dans le fait qu’il a touché et conquis le public nîmois plus que jamais auparavant.

C’est un castigo magistral avec Guadalquivir, que Diego cloue de face et à l’étrier au centre du ruedo à son premier Bohórquez : Sobrado. Les gradins rugissent !

Le ton est donné : s’en suivent d’excellents recortes et un second châtiment toujours de face.

Et voilà Nomada qui se joue des cornes en se déplaçant de côté avant la pose de 3 bâtons de face templés et cloués à étrier. Jambette, pirouettes, passage enjolivent la faena qui se poursuit avec Fabuloso dont la blondeur de la robe palomino enivre le spectateur : quiebro arrêté 1 banderille clouée à l’étrier.

Enfin Brillante pour 3 roses dans un mouchoir de poche au caracoleo. Galop sur 3 jambes, fantaisie chère à James Fillis, avant une entière qui libère une grosse oreille.

Face à Amigo, son second opposant, sorti en 3ème position, c’est le jeune Querido (5ans) qui aura la charge de recevoir, recorter et administrer successivement 2 castigos de face. Le second légèrement trasero.

Lío nous offrit un récital d’aguante se matérialisant par des quiebros dont les 3 derniers a recibir sont à couper le souffle. 4 banderilles ont été clouées dans différents terrains allant de la présidence au toril.

Un magnifique tête à tête de mise en bouche avant de quitter la bride de Bronce pour une paire à 2 mains avant de laisser s’exprimer l’agressivité du bayo montrant les dents au Bohórquez. Gadés pour une entière et deux mouchoirs tombent du Palco.

Quintero, fut le cinquième toro de la tarde et le dernier opposé au cavalier de la Puebla. Il sera le meilleur de la course. Une fois encore reçu avec Querido pour 2 castigos cités de loin et cloués de face à l’étrier. Ojo Negro que nous avions vu au paséo exécutant un beau passage, entame la faena de banderilles avec deux bons bâtons à étrier avant de laisser la place à Quitasueño pour une banderille clouée sur quiebro arrêté très engagé sur la corne gauche. Une seconde, à la sortie d’un balancé des épaules, créa une émotion supplémentaire sur les étagères. Enfin Brillante pour 3 courtes et 2 paires de longues à 2 mains. Une lame entière emportant le Bohórquez dans l’euphorie générale. Un, puis deux, puis trois mouchoirs libèrent les maxima trophées.

Au total 5 oreilles et un rabo récompensent une prestation sans faute, au plus haut niveau d’engagement, de maîtrise et de précision. Les tendidos tenus en haleine et en émoi. Enhorabuena Maestro.

S’il est difficile d’être aux côtés de Diego Ventura, La Nîmoise, apporte quant à elle, cette part de douceur et de grâce si important en ces temps difficiles… comme pour « adoucir trépas au toro qui se livre. »

Opposé à Tinajero, Léa reçut ce premier toro avec Guitarra. Pas très précise avec les châtiments, elle entama la faena avec Diluvio pour une succession de 3 banderilles de bon goût. Je garde en mémoire la seconde, abordant le toro de face et de loin avec une série de changements de pied au temps dans une rectitude et fluidité parfaite. Les déplacements latéraux et autres hanches en dedans sont toujours très agréables à regarder et épousent la charge du toro. Deux bons bâtons avec Pantera avant de céder la place à Gréco pour la pose de 2 roses. Alors que le Bicho se couche sous le capotazo du banderillero attendant Espontaneo, il faudra 4 pinchazos et une entière pour en finir. Silence.

Agua Limpia, quel joli nom, fut reçu avec Cleopatra : 1 castigo. Suivi de 3 banderilles intéressantes clouées avec Jocker, bai brun très expressif et très torero. Trois banderilles également avec Bético, les 1 et 2 furent les meilleures. Deux roses avec Gréco et une entière un peu basse avec Espontáneo. Deux oreilles.

Pensador fut le dernier toro de la matinée, il fut reçu avec Guitarra pour deux bons castigos. 4 banderilles successivement avec Jocker puis Pantera. 3 avec Diluvio et enfin Fermín pour clouer 2 roses. Fermín dont Léa a corrigé la rectitude depuis sa prestation d’Arles. Beau piaffer et belle levade en équilibre de Fermín. La Française coupera 1 oreille à l’issue d’une entrée à matar un peu caída après un pinchazo avec le fidèle Espontáneo. Un descabello fut nécessaire.


Belle matinale équestre qui se solde par un total de 8 oreilles et un rabo avec sortie a hombros par la Porte des Consuls des deux Cavaliers et du Mayoral.


Un lot de toros de Fermín Bohorquez bien présenté, homogène pesant entre 520 et 535 kg, né entre fin 2020 et début 2021, donnant un jeu intéressant. Un bon mélange de Noblesse et de Bravoure. Les deux premiers un peu faibles, les meilleurs les deux derniers, mais supérieur le 5ème.

Un amphithéâtre frôlant le No Hay Billetes, souligne, s’il en faut, l’intérêt croissant pour ce rdv équestre bien orchestré.


 

Freddy Porte

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Décevante clôture avec des Victorino qui n’ont pas vraiment tenu leurs promesses…

Lundi 9, tarde.

 

Beau temps, environ trois quarts. Six Victorino Martín inégaux de présence et affichant dans l’ensemble un comportement bien en deçà de la réputation de cette ganadería, par manque notamment de caste et de forces.


Borja Jiménez : silence, silence, applaudissements, silence, silence et silence.


 

Le bilan parle de lui-même. C’était certainement pour les amateurs de toro bravo la course la plus attendue, compte tenu des références et des souvenirs du passé. Mais tout arrive dans la tauromachie, les bonnes surprises comme les mauvaises et ce jour, la montagne a accouché hélas d’une souris.

Dans ce cas, Borja Jiménez, entouré du maestro, Espartaco et de son frère Javier pour sa confirmation, a bien essayé de donner le change, mais avec un total de cinq silences sur six combats, on est vite édifiés.

En effet, dès la sortie de son toro de confirmation qui fracassa rapidement les planches, on put vérifier le peu de consistance du bétail car pas grand-chose n’allait s’arranger par la suite.

Ce fut toutefois un peu mieux avec le troisième, l’unique avec lequel il a été applaudi pour un trasteo comprenant plusieurs mouvements gauchers ajustés. Mais le soufflé retomba vite, d’autant plus que la conclusion laissa à désirer.

En deuxième partie, rien ne s’arrangea, au point qu’avec l’ultime, l’auditoire lui fit part de sa mauvaise humeur alors qu’il allait chercher l’espada pour abréger…